Des prix qui font des vagues !
Plus de 11 399 itinéraires
Meilleur prix garanti
Paiement 4x sans frais
Support client 7j/7
croisieres pas chères
Baromètre annuel

Baromètre okcroisiere 2025 : les Français face à la croisière

Toutes les études
Méthodologie

Cette étude repose sur l'analyse de plusieurs milliers de demandes de croisière enregistrées sur okcroisiere.fr entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, complétées par les données de réservations effectives transmises par nos partenaires. Chaque demande correspond à une intention de réservation réelle — un voyageur qui a sélectionné un itinéraire, un navire, une date et un nombre de passagers. Ce baromètre ne s'appuie sur aucun sondage déclaratif : il reflète des comportements observés. Les données personnelles des utilisateurs ne sont ni exploitées ni diffusées. Les comparaisons portent sur les années 2023, 2024 et 2025. Sauf mention contraire, les prix s'entendent par personne en cabine double, hors vols et taxes portuaires.

+0%de demandes vs 2024
0budget moyen / pers.
0%sous 1 000 €
0%Méditerranée
0%voyagent en famille
6-8joursdurée la + demandée

Le marché en 2025 : la croisière accélère

L'année 2025 confirme une dynamique forte pour la croisière en France. Les demandes enregistrées sur okcroisiere.fr ont progressé de 14 % par rapport à 2024, elle-même déjà en très forte hausse. Si l'on prend 2023 comme base de référence (indice 100), la demande atteint un indice 407 en 2024 et 466 en 2025. Cette trajectoire reflète à la fois la croissance de notre plateforme — qui référence désormais 343 navires, 43 compagnies maritimes et plus de 11 000 itinéraires — et un appétit croissant des Français pour le voyage en paquebot.

Évolution annuelle des demandes (indice base 100 = 2023)

La saisonnalité des demandes révèle un schéma que je retrouve chaque année. Janvier concentre le pic annuel : c'est la période des bonnes résolutions, des offres de lancement et des campagnes « early booking » des compagnies. La demande décroît ensuite au printemps et en été — logiquement, les croisiéristes qui embarquent entre juin et septembre ont déjà réservé. Un second souffle apparaît en novembre, porté par les promotions de fin d'année et les réservations pour la saison hivernale suivante.

Demandes mensuelles 2025

Ce rythme binaire — un pic en début d'année, un rebond en automne — traduit le comportement d'un voyageur qui planifie. La croisière n'est pas un achat d'impulsion. Elle se prépare, se compare, se mûrit. Entre la première recherche sur un comparateur et l'embarquement réel, il peut s'écouler plusieurs mois.

Où veulent partir les Français ?

Répartition des destinations 2025

La Méditerranée reste, et de loin, le terrain de jeu préféré des croisiéristes français. Si l'on agrège la Méditerranée occidentale (42 % des demandes), la Sicile (14,7 %) et la Sardaigne (4,4 %), le bassin méditerranéen au sens large représente 61 % de l'ensemble des intentions de réservation — et une part encore supérieure des réservations effectives. L'explication tient en trois mots : proximité, prix, soleil.

Derrière ce bloc méditerranéen, les Caraïbes et Bahamas s'imposent comme la deuxième destination avec 14,3 % des demandes, en progression estimée de plus de 70 % par rapport à 2024. L'Europe du Nord (4,6 %), l'Adriatique (3,8 %) et le Transatlantique (3,0 %) complètent le tableau.

Les destinations qui montent

Plusieurs itinéraires affichent des croissances spectaculaires en 2025. Le Transatlantique, qui séduit les amateurs de traversée au long cours, bondit de +159 %. Les Fjords norvégiens passent d'une présence quasi anecdotique en 2024 à plus de 200 demandes en 2025 — une multiplication par quarante. L'Alaska progresse de +275 %, signe que les croisiéristes français osent des navigations plus lointaines et plus aventureuses. L'Antarctique, encore confidentiel, voit sa demande quadrupler.

J'observe depuis trois ans une tendance de fond : les Français, longtemps focalisés sur la Méditerranée, élargissent progressivement leur horizon. Les destinations lointaines restent minoritaires, mais leur croissance est le signe d'un marché qui mûrit.

Quand partent-ils, selon la destination ?

Les données de saisonnalité par destination révèlent des logiques très distinctes. La Méditerranée génère de la demande toute l'année, avec un pic au deuxième trimestre. Les Caraïbes suivent un schéma inversé : la demande explose en hiver et en fin d'année. Les Fjords norvégiens sont logiquement concentrés sur le troisième trimestre, tandis que le Transatlantique affiche un pic au quatrième trimestre, porté par les traversées de repositionnement automnales — un bon plan que les habitués connaissent bien.

Les compagnies qui séduisent les Français

Top 10 compagnies 2025 — Parts de marché

Le marché français de la croisière est dominé par un duopole. MSC Croisières et Costa Croisières captent ensemble 75 % des demandes enregistrées sur okcroisiere en 2025. Deux compagnies maritimes, trois quarts du marché : c'est un rapport de force massif qui reflète leur politique tarifaire agressive, leur offre d'embarquement depuis les ports français (Marseille en tête) et leur communication intensive auprès du grand public.

MSC Croisières domine avec 45,7 % de parts de marché, en hausse de 30 % par rapport à 2024. Costa Croisières recule à 29,5 % (−20 %), un décrochage notable qui pourrait refléter des ajustements de flotte ou de positionnement prix.

Derrière le duopole

La Compagnie Française de Croisières (CFC) s'installe à la troisième place (4,5 %) grâce à son navire phare le Renaissance. Royal Caribbean, géant mondial de la croisière, reste étonnamment discret sur le marché français (3,6 %), probablement freiné par l'absence d'embarquement en France métropolitaine et des tarifs plus élevés.

Le fait marquant de 2025 est l'irruption de Disney Cruise Line, qui progresse de plus de 400 % sur un an. Norwegian Cruise Line (+54 %), Celebrity Cruises (+49 %) et Princess Cruises (+137 %) progressent également, signe d'une diversification lente mais réelle des goûts des croisiéristes français.

Combien coûte une croisière en 2025 ?

C'est probablement la question la plus importante de cette étude, et les chiffres apportent une réponse claire : le budget moyen d'une croisière en 2025 s'établit autour de 980 € par personne. Ce montant est cohérent entre les prix des demandes et les réservations effectives — ce qui valide la fiabilité de nos données.

Deux tiers des demandes (67,3 %) portent sur des croisières à moins de 1 000 € par personne. Plus d'un quart (27,9 %) concernent même des croisières à moins de 500 €. Autrement dit, la croisière tout compris — cabine, restauration, divertissements, transport entre plusieurs escales — est aujourd'hui accessible au prix d'un séjour en club de vacances.

Répartition par tranche de prix 2025

Le cœur du marché (39,4 %) se situe entre 500 et 999 € par personne — la fameuse croisière d'une semaine en Méditerranée au départ de Marseille. Le segment « moins de 500 € » (27,9 %) correspond aux mini-croisières de 3 à 5 jours ou aux cabines intérieures en basse saison.

Le segment premium (1 500 € et plus) représente 13 % des demandes. C'est une niche en volume, mais une niche majeure en valeur. Les croisières au-dessus de 3 000 € par personne (3,1 %) correspondent aux destinations lointaines — Tahiti (prix moyen : 4 210 €), Antarctique (5 820 €), Arctique (4 650 €) — ou aux compagnies de luxe.

Le prix évolue, mais pas comme on croit

Le prix moyen global a progressé de 928 € en 2024 à 985 € en 2025, soit +6 % — une hausse modérée. Mais le prix moyen par jour a bondi de 84 € à 115 €, soit +37 %. Cette divergence s'explique par un raccourcissement de la durée moyenne des croisières demandées, passée de 13,9 à 11,1 jours. Concrètement, les Français ne paient que marginalement plus cher au total, mais ils choisissent des croisières plus courtes et plus intensives.

Le portrait-robot du croisiériste français

Profils voyageurs 2025

La croisière n'est pas un voyage de retraités. Les données 2025 le démontrent sans ambiguïté.

Le couple reste le profil dominant (40,1 % des demandes). Mais le deuxième profil est la famille avec enfants, qui représente 34 % des demandes — un chiffre considérable. Ces familles voyagent avec 1,8 enfant en moyenne, et certaines avec jusqu'à 6 enfants. Le budget moyen des familles (919 € par personne) est légèrement inférieur à celui des couples (1 005 €), ce qui confirme que la croisière familiale se positionne sur des tarifs accessibles.

Les voyageurs solo constituent 19,1 % des demandes — un segment en pleine expansion. Les groupes d'adultes sans enfant (3 personnes et plus) représentent 6,8 % des demandes — amis, familles élargies ou comités d'entreprise.

Familles et couples ne rêvent pas des mêmes escales

Les familles surreprésentent les Fjords norvégiens et la Sardaigne — des destinations nature. Les couples dominent sur le Transatlantique, le Danube et l'Amérique du Sud — des itinéraires plus longs et plus contemplatifs. Les voyageurs solo se distinguent par une appétence supérieure à la moyenne pour les Caraïbes et le Transatlantique.

Combien de temps partent-ils ?

Durées de croisière 2025

La croisière de 6 à 8 jours est le format roi, choisi par 43,2 % des voyageurs. C'est la « semaine en Méditerranée » — l'itinéraire classique au départ de Marseille. Son prix moyen de 912 € par personne en fait le meilleur rapport entre durée, dépaysement et budget.

Les mini-croisières de 2 à 5 jours séduisent 23,5 % des demandes. À 392 € de prix moyen, elles représentent la porte d'entrée idéale pour les néophytes ou les voyageurs au budget serré.

La surprise vient du segment ultra-long (18 jours et plus), qui pèse 16,1 % des demandes. Ce chiffre élevé s'explique en partie par les traversées de repositionnement et par les tours du monde, dont la durée moyenne dépasse 145 jours.

Quand et comment réservent-ils ?

Les mois de départ les plus demandés

Demandes par mois de départ 2025

Août écrase tout. Avec plus de 1 000 demandes de départ, le mois d'août est la période la plus recherchée, loin devant juillet et les mois d'automne. Mais la demande ne s'effondre jamais : chaque mois de l'année compte au moins 200 demandes de départ, ce qui prouve que la croisière est un produit quatre saisons.

L'anticipation : combien de temps avant le départ ?

Le court terme (1 à 3 mois avant le départ) domine légèrement avec 26,6 % des demandes, mais le moyen terme et le long terme pèsent chacun environ 21 %. Le segment dernière minute (moins d'un mois) attire 19,1 % des demandes, avec un prix moyen nettement inférieur : 688 € contre 1 266 € pour les réservations à 6-12 mois.

Ce différentiel de prix illustre deux stratégies qui coexistent. Les voyageurs qui réservent tôt paient plus cher mais accèdent aux meilleurs navires et aux meilleures cabines. Ceux qui attendent la dernière minute bénéficient de tarifs réduits sur les cabines restantes — souvent des intérieures, mais à des prix imbattables.

Quelques pépites pour terminer

Le saviez-vous ?

La demande la moins chère enregistrée en 2025 est une mini-croisière d'une journée à bord du MSC Virtuosa en Europe du Nord : 29 € par personne. Oui, 29 €. Le prix d'un menu au restaurant — pour monter à bord d'un paquebot.

À l'autre extrémité, un voyageur s'est intéressé à une croisière de 1 538 jours — plus de quatre ans en mer à bord du Crown Princess. Quatre ans à sillonner les océans, à se réveiller chaque matin dans un port différent. Certains en rêvent.

Et parmi les réservations confirmées, un groupe de 26 passagers — une association de danse hip-hop — a embarqué ensemble sur un Costa en Méditerranée au départ de Marseille. La preuve que la croisière n'est plus seulement un voyage intime : c'est aussi un mode de voyage collectif, festif, intergénérationnel.

Ce que révèle ce baromètre

Je publie cette étude parce que je suis convaincu que le marché de la croisière en France souffre d'un déficit de données publiques. Les chiffres des organisations professionnelles, les études des tour-opérateurs, les rapports des compagnies maritimes existent — mais ils sont rarement accessibles au grand public.

Avec okcroisiere, je dispose d'un observatoire unique : plusieurs milliers de Français qui, chaque année, expriment précisément ce qu'ils veulent — quelle destination, quel bateau, quel budget, quelle durée, combien de passagers. Ce ne sont pas des réponses à un sondage, ce sont des actes concrets de consommateurs qui comparent et s'apprêtent à réserver.

Si je devais résumer 2025 en une phrase : la croisière en France est sortie de la niche pour devenir un mode de vacances grand public, et ce n'est que le début.

Ce que les données 2025 révèlent, c'est une croisière en mutation. Plus accessible — 67 % des demandes sous 1 000 €, pension complète. Plus familiale — 34 % de familles avec enfants, loin du cliché du paquebot pour retraités. Plus courte — la semaine de 6 à 8 jours domine. Et paradoxalement plus diversifiée dans ses destinations : les Français osent davantage l'Alaska, les Fjords, le Transatlantique, l'Antarctique. Le duopole MSC-Costa reste écrasant, mais les compagnies anglo-saxonnes progressent. Disney explose. Le segment luxe frémit.

Kamel Belgacem

Kamel Belgacem

Fondateur & Expert Croisières

Entrepreneur français, ancien Product Manager chez Expedia Group (2011-2016). Plus de 20 ans d'expérience dans l'industrie du voyage et de la croisière. Fondateur d'okcroisiere.fr, comparateur indépendant référençant 343 navires, 43 compagnies et plus de 11 000 itinéraires.

Prêt à trouver votre prochaine croisière ?

Comparez les prix de plus de 11 000 itinéraires sur 343 navires.

Trouver ma croisière idéale