Avis sur le Freedom of the Seas

Freedom of the Seas · Royal Caribbean

Vous hésitez à embarquer sur le Freedom of the Seas ? Nous avons passé au crible les avis de passagers et les tests de la presse spécialisée publiés depuis sa grande rénovation de 2020, pour vous livrer un avis complet sur ce navire de Royal Caribbean. Premier navire de la classe Freedom, mis en service en 2006 et alors plus grand paquebot du monde, le Freedom of the Seas aligne 339 mètres, 156 271 tonneaux, 1 963 cabines et 3 926 passagers en occupation double. Il enchaîne les mini-croisières de 3 à 5 nuits vers les Bahamas et les Caraïbes au départ de Miami, et traverse l'Atlantique pour l'été européen. Ce qui ressort des récits : un équipage que l'on cite par son prénom, un spectacle sur glace que personne ne regrette et l'escale de Perfect Day at CocoCay en point d'orgue ; en face, des cabines restées dans leur jus de 2006, une cuisine incluse que les habitués jugent en recul, et une sensation de foule sur les départs de vacances. Voici notre analyse, poste par poste.
  • 3,2 note de l’expert /5
  • 3 926 passagers par traversée

Avis et test complet sur le Freedom of the Seas

Kamel Belgacem, Passionné de croisière

Kamel Belgacem

Passionné de croisière

Expert en croisières depuis plus de 20 ans

Avis éditorial, distinct de la note des passagers.

Notre avis complet sur le Freedom of the Seas

Notre note d'expert

3,2/5

Le Freedom of the Seas est un navire honnête pour une courte croisière aux Bahamas en famille ou entre amis, porté par son équipage, sa patinoire et l'escale de CocoCay. Vingt ans après sa mise en service, la rénovation de 2020 a transformé les ponts extérieurs, les restaurants et le casino, mais elle a laissé les cabines telles quelles, et c'est ce que les passagers remarquent en premier. S'y ajoutent une cuisine incluse que les habitués de la compagnie trouvent en baisse, des suppléments partout, et des piscines pleines les jours de mer. Les avis récents sont plus sévères que la moyenne historique du navire : ce sont eux que nous avons suivis.

Nos notes par catégorie
Service et équipage
4/5
Spectacles et divertissement
3,5/5
Enfants et familles
3,5/5
Piscines et activités
3/5
Rapport qualité-prix
3/5
État du navire
3/5
Cabines
2,5/5
Restauration
2,5/5

Ce que les passagers pensent vraiment du Freedom of the Seas

Deux publics se croisent sur ce navire, et ils n'écrivent pas le même avis. Les familles et les primo-croisiéristes partis pour un long week-end aux Bahamas rentrent le plus souvent ravis : l'équipage, le spectacle sur glace, Splashaway Bay et CocoCay suffisent à leur bonheur. Les habitués de Royal Caribbean, ceux qui comptent leurs croisières par dizaines, comparent avec « avant » et avec les navires de la classe Oasis : ils voient un buffet qui a baissé, des cabines fatiguées et un navire que la compagnie remplit au maximum.

La règle qui revient dans presque tous les récits : on embarque avec les bonnes attentes. Ce n'est ni le plus grand, ni le plus récent, ni le plus cher navire de la flotte, et c'est justement ce qui fait son prix. Voyons ce qu'ils disent, poste par poste.

Le service et l'équipage : le point fort du navire

C'est le thème le plus constant des avis, et presque toujours en bien. Les serveurs du restaurant principal sont cités par leur prénom, ceux qui chantent et dansent le dernier soir en tête ; les barmen se souviennent de votre commande trois jours plus tard, et plusieurs passagers les tiennent pour les meilleurs qu'ils aient croisés en mer. Les stewards de cabine, les animaux en serviette et le personnel du centre médical reçoivent le même accueil. Les réserves visent un autre étage : la réception, jugée sèche quand un problème survient, des compensations tenues pour dérisoires après une nuit de bruit ou une escale remplacée, et un personnel d'embarquement parfois peu souriant.

Les cabines : propres, mais restées en 2006

Le reproche n'est jamais la propreté du quotidien, le steward est loué, mais l'usure. La rénovation de 2020 n'a pas touché les cabines, et les passagers le voient tout de suite : moquette tachée ou déchirée, peinture écaillée, tissus datés, prises électriques au bureau plutôt qu'au chevet. Deux détails reviennent et agacent : des draps sans élastique qui se défont la nuit, et une odeur de renfermé, parfois d'humidité, dans certaines salles de bains. Les cabines de l'arrière du pont 7, avec leurs grands balcons d'angle, et les junior suites sont les seules catégories dont on parle avec plaisir ; une cabine Promenade View est décrite comme la plus datée du bord. Ceux qui en sont satisfaits insistent sur la literie, la douche et la climatisation qui marchent, et sur une cabine « bien tenue pour un navire ancien ». Pour trancher catégorie par catégorie, voyez nos conseils sur les cabines du Freedom of the Seas.

La restauration : une cuisine incluse qui divise, des tables payantes qui sauvent la mise

Le buffet Windjammer est le lieu le plus critiqué du navire : la recherche d'une table y tourne à la bataille aux heures de pointe, et les habitués le comparent à une cafétéria. Le restaurant principal partage les avis : crab cakes, escargots et filet de sole enchantent une tablée, pendant qu'une autre trouve la carte plus belle que l'assiette et regrette que le vrai steak se paie en supplément. Les régimes sans gluten sont bien pris en charge, un chef faisant le tour des options chaque matin. Deux adresses gratuites mettent tout le monde d'accord : la pizza de Sorrento's, seule option après 21 h, et, pour la plupart, les tacos d'El Loco Fresh.

Côté suppléments, le verdict est net. Giovanni's Italian Kitchen et Izumi sont majoritairement loués, l'un pour le meilleur repas de la semaine, l'autre pour ses sushis généreux ; la Chef's Table est jugée chère mais sans regret. Chops Grille, lui, déçoit plus souvent qu'il ne convainc, avec des steaks trop cuits et des desserts quelconques. Beaucoup de passagers concluent que la table n'est pas la raison de choisir ce navire. Le détail des horaires et des tarifs relevés est dans notre guide des restaurants du Freedom of the Seas.

Les spectacles : la glace et les humoristes, le reste a vieilli

Le spectacle sur glace de Studio B est le point le plus unanime de tous les avis, qualifié tour à tour de phénoménal, de merveilleux, d'incontournable. Les humoristes du Royal Theater reçoivent le même accueil, certains passagers les tenant pour les meilleurs qu'ils aient vus en mer, avec un bémol sur des représentations trop sages quand la salle est pleine d'enfants. Les revues de la troupe du bord, elles, sont jugées datées par les habitués, qui disent les avoir vues inchangées depuis des années et préviennent : pas de comédie musicale de Broadway ici. Le pianiste du Schooner Bar, un guitariste et les jeux du Star Lounge sont appréciés, et le casino, grand et devenu non-fumeur, est cité comme une vraie amélioration. Le point faible, répété : la soirée des adultes. Beaucoup de lieux ferment vers 22 h, les films en plein air passent tard pour les enfants, et il ne reste qu'un seul endroit pour danser.

Les piscines et les activités : du plaisir, et de la foule

Le FlowRider fait l'unanimité, bondé mais « valant l'attente », avec une réserve pratique : un adulte doit rester regarder son enfant même après avoir signé la décharge. Le mur d'escalade et le mini-golf plaisent, le bar sportif Playmakers est salué comme un excellent ajout. Les toboggans de The Perfect Storm laissent des enfants enthousiastes et des adultes déçus, qui les trouvent lents. Le vrai sujet, c'est la journée de mer : des piscines décrites comme petites, parfois froides et toujours pleines, des bains à remous pris d'assaut, des transats réservés par des serviettes que personne ne fait enlever, et un Solarium d'adultes où il faut se lever à 8 h pour avoir une chaise. La parade la plus citée est payante : louer une casita au bord de la piscine les jours de mer. Le spa, enfin, déçoit : pas de sauna ni de hammam selon plusieurs passagers, des soins chers et une vente de produits insistante. Notre programme des activités du Freedom of the Seas détaille ce qui est inclus et ce qui se paie.

Les familles : le public le plus heureux, avec deux réserves

Splashaway Bay est plébiscité, des familles y passant l'essentiel de leurs journées, et la patinoire, CocoCay et le Royal Beach Club de Nassau font de ce navire, de l'aveu même de passagers sans enfants, « un excellent navire si vous avez des enfants ». Deux réserves reviennent. Les horaires d'Adventure Ocean, d'abord : le club ferme à midi et en fin d'après-midi les jours de mer, et la garderie du soir se paie à l'heure, ce que des parents comparent défavorablement à d'autres compagnies ; l'inscription demande d'être comprise dès l'embarquement. Les maîtres-nageurs, ensuite, jugés très stricts : gilets exigés dans la grande piscine mais interdits sur les toboggans, couches de bain refusées au bassin des petits, rappels à l'ordre à chaque éclaboussure. Les ados, eux, se retrouvent avec peu d'occupations le soir, et des passagers sans enfants regrettent des groupes laissés sans surveillance dans les coursives tard la nuit.

La foule et l'état du navire : vieux mais propre

« Vieux mais propre » est la formule qui revient le plus. Les espaces communs refaits en 2020 sont jugés bien entretenus et nets, les ménages irréprochables ; en face, des moquettes usées dans les coursives, une odeur d'égouts ressentie sur certains ponts par quelques passagers, un ascenseur en panne, et des attentes de dix minutes aux ascenseurs en période de vacances qui pèsent lourd pour qui se déplace en scooter. La foule est, avec la cuisine, le reproche le plus fréquent : spring break, Thanksgiving et les fêtes concentrent enfants et files d'attente, et plusieurs habitués disent que la compagnie vend le navire plein. Des passagers partis hors vacances racontent l'inverse : un navire à pleine capacité où l'on n'attend pour rien, lisible, avec ses ponts promenade ouverts, son buffet avec vue et son Viking Crown Lounge, « ce que les navires de la classe Oasis n'ont plus ». Un détail d'organisation agace tout le monde : on ne peut pas traverser le navire d'avant en arrière sous le pont 4, il faut monter, traverser, redescendre.

Le rapport qualité-prix : un tarif d'appel bas, une facture qui grimpe

Le prix de la croisière est reconnu comme très abordable, parfois comme une vraie affaire, et un passager qui connaît bien la flotte le trouve meilleur qu'un navire Oasis pour bien moins cher. Ce qui fâche, c'est tout ce qui s'ajoute, et l'expression revient dans de nombreux avis : « nickel and dime », un supplément pour presque tout. Les frais de service quotidiens, le forfait boissons qui coûte presque le double acheté à bord et dont les verres sont jugés légers, l'eau en bouteille non comprise, un Wi-Fi décrit comme capricieux, les ventes au spa et dans les boutiques, et des restaurants payants dont la note dépasse vite ce qu'on en retire. Un passager résume : « au lieu de se sentir en vacances, on avait l'impression qu'on nous vendait quelque chose en permanence ». La parade est connue : tout acheter avant le départ, et surveiller le prix du forfait boissons qui bouge d'une semaine à l'autre.

Miami, l'embarquement et les escales

Le contrôle d'embarquement à Miami est rapide, des passagers racontant moins de dix minutes entre le terminal et le bar du bord ; les abords, en revanche, ont souffert pendant que Royal Caribbean utilisait un terminal voisin le temps de rénover le sien, et le nouveau terminal est salué depuis. Les cabines s'ouvrent vers 13 h et les valises arrivent parfois après 15 h : le maillot de bain va dans le bagage à main. Côté escales, Perfect Day at CocoCay est la valeur sûre des avis, avec son snorkeling depuis la plage, son buffet compris et ses cabanes sur l'eau pour qui veut payer ; le Royal Beach Club de Nassau est décrit comme « le meilleur du meilleur » par ceux qui l'ont réservé à l'avance, on ne peut pas y entrer en payant sur place. Les excursions organisées par la compagnie sont jugées courtes et chères, et les passagers conseillent de se débrouiller seul à Nassau comme à Grand Turk.

Notre verdict

Le Freedom of the Seas est le navire d'une première croisière ou d'un long week-end aux Bahamas, pas celui d'un gourmet ni d'un couple en quête de calme. On y vient pour l'équipage, le spectacle sur glace, Splashaway Bay et CocoCay, à un prix que les navires récents de la compagnie ne pratiquent plus ; on l'évite si l'on veut une cabine du jour, une table qui compte ou une soirée qui dure après 22 h. Partez hors vacances scolaires, prenez une cabine à l'arrière du pont 7 ou une junior suite, réservez Giovanni's ou Izumi plutôt que Chops, achetez le forfait boissons avant d'embarquer, et vous aurez la croisière que décrivent les passagers heureux.

Ce qui est top
  • Un équipage de contact chaleureux, cité par son prénom
  • Le spectacle sur glace de Studio B et les humoristes
  • Perfect Day at CocoCay et le Royal Beach Club de Nassau
  • Splashaway Bay et le FlowRider pour les enfants
  • Giovanni's, Izumi, Sorrento's et la Chef's Table
  • Un casino devenu non-fumeur et le bar sportif Playmakers
  • Un navire lisible, avec des ponts promenade ouverts sur la mer
  • Un tarif d'appel bas et un embarquement rapide
Ce qui cloche
  • Des cabines non rénovées : moquettes, literie, odeurs
  • Un buffet Windjammer bondé et en recul
  • Chops Grille, plus souvent décevant que convaincant
  • Des piscines petites et pleines les jours de mer
  • Des revues de scène datées et une soirée qui s'éteint tôt
  • Les horaires du club enfants et la rigidité des maîtres-nageurs
  • Des suppléments partout et une sollicitation commerciale constante
  • Des ascenseurs saturés en période de vacances

Pour qui c'est fait :

  • Les familles avec de jeunes enfants, pour Splashaway Bay, la patinoire et CocoCay
  • Les premières croisières et les groupes d'amis au budget serré
  • Les nostalgiques du Royal Caribbean d'avant les géants de la classe Oasis
  • Ceux qui saisissent un bon tarif en connaissant l'âge du navire

Pour qui ça ne marchera pas :

  • Les couples et les retraités qui cherchent le calme
  • Les gourmets, pour qui la table est la raison de naviguer
  • Les passagers en suite qui attendent des avantages, sans restaurant réservé à bord
  • Les voyageurs à mobilité réduite dépendants des ascenseurs en haute saison
  • Les amateurs de vie nocturne et de spectacles de production récents
Notre conseil : évitez le spring break, Thanksgiving et les fêtes de fin d'année, réservez vos restaurants, le Royal Beach Club et le forfait boissons avant le départ, louez une casita si vous tenez à un transat les jours de mer, montez au Solarium avant 8 h, et prenez les escaliers : sous le pont 4, le navire ne se traverse pas.

Bon voyage, et à bientôt en mer !
Kamel Belgacem
Passionné de croisière

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